L'aspartame : un remède en trompe l'œil

L'aspartame est un édulcorant intense découvert un peu par hasard en 1965 : le chercheur américain, qui s'attachait à élaborer un médicament contre les ulcères, aurait été surpris par le goût sucré de sa poudre. L'aspartame est une simple combinaison de trois composants : un groupement méthyl, l'acide aspartique, et le phénylalanine qui donne le goût sucré.

Cette "découverte" était une aubaine pour l'industrie agro-alimentaire qui cherchait un produit de substitution au sucre depuis l'interdiction des cyclamates, hautement cancérigènes.

Depuis 1981, l'aspartame est utilisé dans les aliments secs, et en 1983 dans les boissons.

Scandale américain...

Dès sa date d'autorisation de mise sur le marché, l'aspartame fait l'objet d'études quant à son innocuité en matière de cancer. Des tests sur des animaux indiquent que l'édulcorant favorise l'apparition de cancers. Aussitôt, l'aspartame est retiré des supermarchés et pharmacies.
Les financeurs et les découvreurs de la poudre miracle crient au scandale et vont produire une multitude d'études prouvant son innocuité. Quelque vingt années plus tard, un scientifique de l'Ohio va démontrer que d'une part les résultats de certaines de ces études étaient volontairement falsifiés, et d'autre part que sur l'ensemble des études qui ont permis à l'aspartame de retrouvrer la légalité en 1983, 40% d'entre elles étaient financées par l'industrie du produit (principalement la firme Monsanto).

Une substance douteuse

De nombreux effets secondaires ont été relevés par la Food and Drug Administration qui recense les plaintes de consommateurs : maux de tête, vertiges, troubles de la vue, instabilité de l'humeur, perte de mémoire, crampes...
Le principal problème est de faire le lien entre le produit et les symptômes cliniques. Autrement dit, il est délicat d'associer l'aspartame aux troubles observés surtout si ces derniers sont anecdotiques et que la consommation est excessive. Mais précisons que la plupart des plaintes émane de personnes qui ont consommé des boissons à l'aspartame peu de temps avant l'apparition des troubles.

Comme tous les édulcorants, l'aspartame possède aussi le facheux inconvénient d'activer la satiété. On croît manger "light" ou "diet", donc on mange plus....

Actuellement, on compte 167 effets secondaires qui seraient liés à la consommation d'aspartame, et si l'on rajoute à la liste, qu'aux États-Unis, la hausse des tumeurs du cerveau (+ 6% chez les hommes, + 11% chez les femmes entre 1983 et 1987) coïncide avec la légalisation de l'aspartame, le produit soulève le débat...


Où trouve t-on l'aspartame ?

Dans une ribambelle de produits, notamment aux États-Unis, mais aussi très largement en France. Yaourts, boissons, gâteaux, confitures, chewing-gum sont concernés. L'aspartame est étiqueté, donc regardez les emballages !
Attention : "contient de la phénylalanine" veut dire édulcoré à l'aspartame !

 
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