Nos réponses

Un groupe de chercheurs de l'ULP répondent aux questions que vous nous avez posées dans la rubrique "vos questions".

D'un internaute canadien:

"je voudrais savoir comment le premier bébé cloné va naître et qui sont ses parents."

"Vous faîtes sans doute référence au clonage du premier embryon humain obtenu le 25 novembre 2001 par une société américaine. Ce clonage d'embryons (trois au total) a été effectué à des fins thérapeutiques uniquement, pour produire des cellules souches afin d'étudier et de soigner des maladies. La loi américaine interdit toujours la clonage humain à but reproductif.
Pour autant, le premier bébé cloné pourrait bien naître dans des pays sans législation sur la question, si ceux qui glorifient le clonage reproductif réussissent à s'affranchir des barrières techniques qu'une telle opération implique. Dans ce cas, ses parents génétiques seraient les mêmes que celui de l'individu dont il est le clone, indépendamment de la mère porteuse qui le mettrait au monde."

Réponse MCST, Le 11 décembre 2001.

 

Quelles sont les limites et les problémes posés par le clonage thérapeutique chez l'homme?

"Plusieurs types de problèmes se posent. Il faut préciser que le clonage thérapeutique induit le développement de cellules (pour des greffes par exemple) de sang ou de muscle à partir de cellules non differénciées.
La première difficulté consiste à trier ces cellules différenciées dans le milieu de culture. Car les cellules musculaires ou sanguines vont être générées ensemble à partir des mêmes cellules souches.
Ensuite, ces mêmes cellules souches, non différenciées, peuvent le rester et ne pas donner de cellules sanguines ou musculaires. Greffer de telles cellules peut induire des cancers.
Enfin, la production de cellules souches est soumise à l'utilisation d'embryons (lois sur les manipulations d'embryons humains), et donc à celle d'ovocytes (traffic, dons d'organes...)."
Pour plus de détails, consultez la rubrique clonage thérapeutique.

Réponse MCST, le 7 janvier 2002.

 

 

 

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