Comment mesurer l'état d'un pays vis-à-vis de ses ressources en eau ?

Plusieurs indices ont été mis au point pour évaluer la situation d'un pays par rapport à sa situation en eau : le volume annuel des ressources est dans certains cas insuffisant pour établir des comparaisons (par exemple , la Chine possède un volume exceptionnel d'eau mais son territoire est grand et sa poulation dépasse le milliard d'êtres humains). Ces indices permettent de relativiser certains chiffres.

L'indice d'exploitation

Il représente la part consommée par rapport aux ressources naturelles renouvelables. Pour les pays très arrosés et à faible population, l'indice est faible (1% en Norvège). Mais en Afrique du Nord, on frôle les 100% (c'est-à-dire que toute l'eau disponible est consommée). Dans certains pays très arides (Israël , Arabie Saoudite), les volumes consommés sont supérieurs aux apports renouvelables (autrement dit, on puise dans les stocks d'eau, ou bien on importe...).

Le volume par habitant (m3/hab)

Il permet aux scientifique de mesurer le degré de pénurie d'un État : le seuil de pauvreté est fixé à 1000 m3 par an et par habitant, celui de pénurie à 500. A l'échelle du globe, il permet aussi de constater les inégalités quant à la répartition des masses d'eau : moins de 500 m3 à Malte, plus de 100 000 m3 en Norvège.

Le degré d'indépendance

Intrinsèque au pays, le degré d'indépendance mesure la proportion des ressources en eau dont l'origine est extérieure au pays. Par exemple, des pays comme l'Égypte, dont le Nil, issu du Lac Tanganyika, est l'unique ressource en eau, possède un degré d'indépendance très faible (1%). Pour les fleuves (le Rhin par exemple), c'est le même problème.

La France dont bon nombre de grands fleuves prennent leur source à l'intérieur du territoire (exception faite du Rhin entre autres), est bien lotie (degré d'indépendance de 92%).

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