Depuis une vingtaine d'années, des bactéries ont été génétiquement modifiées pour synthétiser certaines molécules utiles, que l'industrie pharmaceutique ne sait pas produire ou bien très difficilement. Ce procédé est utilisé pour fabriquer, en grande quantité et à un faible coût, des protéines que l'on devait auparavant extraire de tissus humains ou animaux, avec tous les risques de transmission d'agents pathogènes que comporte cette pratique. L'hormone de croissance, précédemment extraite d'hypophyses humaines, et l'insuline, obtenu auparavant à partir de pancréas de porc, commercialisées actuellement sont ainsi produites par des OGM. Cette
utilisation des bactéries présente toutefois des limites
: leur métabolisme ne permet pas certaines transformations des
protéines qui interviennent après la synthèse et
sont nécessaires à leur passage sous une forme biologiquement
active. D'où le recours aux levures, organismes unicellulaires
plus proches sur le plan métabolique des organismes pluricellulaires.
Les levures ne permettant pas tous les remaniements des protéines, des recherches ont été également engagées sur des organismes supérieurs :
Certaines
firmes envisagent la synthèse de substances vaccinantes dans des
yaourts ou des fruits, permettant l'administration des vaccins par la
simple consommation de ces produits. Autre
application médicale : les xénogreffes. La transplantation
à l'homme d'organes animaux déclenche leur rejet immédiat.
La modification du patrimoine génétique des animaux donneurs
par transfert de gènes humains doit permettre de supprimer ce rejet
suraigu du greffon. |