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La
biovigilance
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La
biovigilance consiste à suivre des cultures après leur mise
sur le marché.
L'objectif
est d'identifier et de suivre l'apparition éventuelle d'effets
non intentionnels des nouvelles variétés d'OGM sur les écosystèmes
par la mise en place d'une surveillance, à grande échelle,
de l'impact des OGM sur l'environnement. Il s'agit d'observer les effets
sur les populations de ravageurs, sur la faune et la flore sauvages, sur
les milieux aquatiques ainsi que sur les populations microbiennes, y compris
les virus.
Les
modalités d'application
Fondé
dans un premier temps sur l'adhésion volontaire des différents
partenaires, le principe de biovigilance, instauré dès 1998,
a été rendu obligatoire par la nouvelle Loi d'Orientation
Agricole adoptée le 9 avril 1999.
- Le champ d'application
inclut les végétaux, les semences, les insecticides, les
matières fertilisantes et les supports de cultures composés
en tout ou partie d'OGM disséminés dans l'environnement
ou mis sur le marché. A l'avenir, la biovigilance va s'étendre
aux produits phytosanitaires relatifs aux soins apportés aux
plantes.
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La
mise en uvre : les agents chargés de la Protection
des végétaux doivent identifier l'apparition éventuelle
d'effets non désirés sur les écosystèmes.
Ils peuvent procéder à la consignation, la destruction
partielle ou totale des produits, des végétaux et animaux
présentant des anomalies ou des effets indésirables
et prendre toutes autres mesures propres à éviter ou
éliminer tout danger.
Par ailleurs, un Comité de biovigilance, sous la tutelle conjointe
du ministère de l'Agriculture et du ministère de l'Environnement,
est chargé de donner un avis sur la marche à suivre
en cas d'apparition d'événements indésirables.
Il est bien sur chargé d'alerter les ministres de l'Agriculture
et de l'Environnement si ces événements sont mis en
évidence. Des amendes et des peines de prison sont prévues
en cas de non-respect par les différents partenaires de ces
prescriptions.
Le Comité de biovigilance est composé de personnalités
compétentes en matière scientifiques, d'un député
et d'un sénateur membres de l'Office parlementaire d'évaluation
des choix scientifiques et biotechnologiques, de représentants
des associations de protection de l'environnement, des associations
de consommateurs et des groupements professionnels concernés.
Quelques
résultats de la biovigileance
Le
Comité de biovigilance a rendu un avis sur plusieurs protocoles
de suivi des cultures de plantes génétiquement modifiées.
- Concernant les
effets non intentionnels du maïs transgénique sur l'entomofaune
(les insectes : coccinelles, chrysopes, syrphes et leurs proies habituelles,
les pucerons, etc.), aucune différence significative de la densité
de ces insectes n'a été détectée entre les
parcelles transgéniques et les parcelles non transgéniques.
- A propos de la
dissémination du gène de résistance à l'ampicilline
utilisé comme marqueur, on constate que, si une souris consomme
du maïs contenant ce gène, le transfert de ce gène
dans la flore digestive de la souris s'est avéré nul.
- Des études
ont également porté sur la dispersion du pollen d'une
parcelle de maïs OGM à une autre parcelle contiguë
de maïs non OGM. Elles permettent de préciser les
mesures à
prendre pour limiter les flux de pollen.
- Enfin, des études
sont en cours pour examiner le risque d'apparition de souches de pyrales
résistantes à la toxine du Bt.
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