Nos
réponses |
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Un
groupe de chercheurs de l'ULP
répondent aux questions que vous
nous avez posées dans la rubrique "vos questions".
De
Strasbourg, 38 ans :
Je
lis dans votre défintion qu'on peut transférer
un gène humain à un fruit. Cela a t'il déjà
été fait pour un fruit ou autre chose ? A
titre expérimental ou industriel ?
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Oui,
cela a déjà été fait pour l'industrie
pharmaceutique ou à titre expérimental. Il
n'existe pas de protéine d'origine humaine, dans
aucune variété végétale actuellement
sur le marché, ni en Europe, ni ailleurs. 07/02/01
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De Paris, 49 ans :
Je
trouve sur certains emballages la mention "amidon modifié"
cela signifie t-il "amidon génétiquement modifié"
?
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Non,
la modification dont il est question est chimique au niveau
de l'amidon et non pas génétique. 07/02/01
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De Strasbourg, 35
ans :
J'ai
lu dans un magazine que la luzerne pourrait remplacer le
soja dans de nombreux produits alimentaires ce qui nous
permettrait, entre autre, d'éviter le soja transgénique.
Je ne comprends pas le rapport entre luzerne et soja. Sans
doute parce que je ne sais pas pourquoi le soja est si souvent
utilisé dans les produits alimentaires.
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Non,
bienque tous deux appartiennent à la même famille
végétale, il n'est pas prévu de remplacer
le soja par la luzerne dans les produits alimentaires, en
tout cas à usage humain.
Le
soja permet un apport équilibré en protéines
dans l'alimentation tant humaine que fourragère.
De plus, ses dérivés tels que l'huile de soja,
de bonne qualité alimentaire, et la lécithine,
additif incontournable, sont d'usage courant dans l'industrie
alimentaire. 19/02/01
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De Strasbourg, ? :
Existe-il
en Alsace des expérimentations en plein champs de
cultures de plantes génétiquement modifiées.
Si oui, lesquelles?
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Oui,
il existe des champs expérimentaux en Alsace supervisés
par l'INRA et contrôlés par des commissions
ministérielles. 05/03/01
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De Strasbourg, ? :
Pour
déterminer la présence ou l'absence d'OGM
dans un produit alimentaire, peut-on réaliser des
tests sur les produits finis ou faut il pratiquer les tests
en amonts sur les ingrédients ? Comment réalise
t-on ces tests ?
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On
peut et on réalise les tests sur des produits finis,
bienqu'ils soient effectivement plus faciles à pratiquer
sur des ingrédients simples. Les tests consistent
à détecter la présence ou l'absence
d'une séquence connue correspondant à la modification
d'un gène. Ils utilisent des techniques classiques
d'isolation de gènes connus. 30/03/01
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De Strasbourg, ? :
Au
fait qu'est-ce que la biovigilance?
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D'un
point de vue général, la biovigilance est
l'ensemble des procédures par lesquelles on parvient
à déterminer une norme de sécurité
en présence d'un produit. Pour plus d'informations
vous pouvez consulter notre rubrique biovigilance.
30/03/01
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De Strasbourg, ? :
Je n'ai jamais vu un étiquetage comportant la mention
OGM sur les produits que j'achète. Est ce parce que
je ne sais pas les reconnaître ? Pouvez vous me donner
des exemples de produits qui contiennent des OGM et sont
étiquetés en conséquence.
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En
fait, nous non plus, mais Greenpeace a édité
une liste des produits garantis sans OGM ou non. La liste
a encore était mise à jour à cette
date. > Greenpeace
30/03/01
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De Ventabren, ? :
Je
cherche vainement des références sur la quantité
d'insecticide larguée dans l'environnement par les
plantes Bt (maïs, riz, autres) en comparaison avec
un traitement et la quantité entrant dans la chaîne
alimentaire, et sur la quantité d'herbicide (Roundup,
Liberty ou Pursuit) entrant dans la chaîne alimentaire
avec l'utilisation de plantes tolérantes aux herbicides
(soja, colza, maïs) en comparaison avec les normes
de résidus d'herbicides dans les récoltes.
Pouvez-vous m'aider ?
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Il
n'est pas connue d'étude comparative particulière
sur ces quantités, car elles ne sont pas aisément
comparables. En effet, les modes d'utilisation et de dispersion,
ainsi que la nature des substances insecticides ne sont
pas les mêmes entre les insecticides traditionnels
et la substance nuisible aux pyrales synthétisée
dans le maïs Bt. 02/04/01
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De Strasbourg , ?
:
J'ai
lu que certaines expériences avaient démontré
qu'un gène introduit dans un OGM pouvait se transmettre
aux végétaux entourant son site d'exploitation.
Est-ce vrai ? Et si c'est le cas, n'est-ce pas une nécessité
que de ne permettre la culture des OGM qu'en vase clos ?
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Il
existe une possibilité de transmission du gène
introduit dans un végétal au même titre
que la transmission de n'importe quel gène endogène
(naturel) au végétal modifié. Cette
probabilité est normale entre deux végétaux
d'une même espèce, mais excessivement petite
pour deux végétaux d'espèces différentes,
et a fortiori de familles différentes. De plus cette
probabilité tend à diminuer d'une manière
logarithmique en fonction de la distance séparant
les deux végétaux. 25/04/01
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