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28 janvier 2004 : Un communiqué annonce la mise en évidence d'un premier cas d'ESB chez une chèvre originaire d'Ardèche (France). Un panel de scientifiques, désigné par la Commission européenne, a confirmé la suspicion d'un cas d'ESB chez une chèvre, abattue en 2002 et qui faisait depuis lors l'objet de recherches. Ces recherches comprenaient en particulier des examens d'inoculation sur des souris vivantes, avec un délai de deux ans lié à la durée d'incubation de la maladie chez la souris. Il s'agit du premier cas d'ESB décelé chez une chèvre dans le monde. Ces recherches étaient menées dans le cadre d'un programme préventif de surveillance. Ce sont ainsi 140 000 cerveaux de chèvres en Europe, dont 60 000 en France, qui ont été étudiés. Il s'agit du seul cas d'ESB chez une chèvre mis en évidence à ce jour dans le cadre de ces recherches. Depuis plusieurs années, l'éventualité d'une transmission de l'ESB aux petits ruminants est prise en compte dans la réglementation, afin de garantir un niveau élevé de protection de la santé publique. Les mesures de précaution comprennent notamment : l'interdiction d'utiliser des farines animales, le retrait à l'abattoir et la destruction des tissus à risque (tels que le cerveau, la moelle épinière, etc), l'abattage des troupeaux atteints de tremblante*. En plus de cela sont menées depuis 2002 les recherches sur les cerveaux de chèvres citées précédemment.
Le Ministère de l'agriculture Français souligne qu'il s'agit là d'un cas unique décelé jusqu'à présent, et que grâce au dispositif de surveillance mis en place depuis plusieurs années, "la circulation du prion de l'ESB dans le cheptel caprin est très peu probable". Face à cette nouvelle : - la Commission européenne propose un renforcement du programme de surveillance de la tremblante chez les caprins, et met en place une évaluation du risque. Elle ne recommande pas de changement dans les habitudes de consommation des produits d'origine caprine (lait de chèvre, fromage de chèvre..), l'infectiosité du lait n'ayant jamais été démontrée jusqu'à ce jour. - la France, suivant l'avis de la Commission européenne, ne recommande pas de changement dans les habitudes de consommation des produits d'origine caprine, et renforce les systèmes de dépistage de la tremblante à l'abattoir et à l'équarrissage.
Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et de la ruralité : |
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