| Début
des années 80, Stanley Prusiner étudie une famille de maladies
qui frappent aussi bien les hommes que les animaux : ce sont les encéphalopathies
spongiformes subaiguës transmissibles (ESST).
Une
découverte.
Ses nombreuses expériences le mènent à la constatation
suivante : le cerveau des patients atteintes d'ESST renferme toujours
une grande quantité d'une protéine particulière,
qu'il appelle prion pour proteinaceous infectious particle (particule
infectieuse protéique). En 1997, ses recherches sur le prion valent
à Prusiner le prix Nobel de médecine.
Une
hypothèse.
Prusiner émet dès 1982 l'hypothèse que l'agent infectieux
responsable des ESST n'est ni une bactérie, ni un virus, mais cette
protéine prion. Une révolution !
Le
prion...
Des travaux
révèlent par la suite que cette protéine prion (PrP
en abrégé) est un constituant normal de l'organisme. C'est
une protéine qui est présente à la surface de la
membrane de nombreux types de cellules, des neurones aux spermatozoïdes,
avec cependant une préférence pour les neurones.
...une
protéine à deux visages.
Cette protéine existe sous deux formes, qui diffèrent uniquement
par leur structure 3D :
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- La forme
normale, appelée PrPc pour protéine prion cellulaire,
qui existe à l'état normal dans l'organisme et qui
a une structure spatiale essentiellement organisée en hélice
alpha.
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- La forme
anormale, ou PrPsc pour protéine prion scrapie, qui semble
être l'agent responsable des ESST et qui se caractérise
par sa configuration riche en feuillets beta.
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